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Une Bouillotte, et un Doudou, pleins de VIE et ... sans gluten.

L'image que l'on se fait de soi, bouleverse tout le sens de la vie

21 Juin 2014, 07:55am

Publié par n' ED de mabouillotte-et-mondoudou

extrait de "Le premier et le dernier miracle." Antoine FILISSIADIS Guy Trédianiel éditeur

Page 47

Isabelle atteine d'un cancer en phase dite terminale ... des questions qui vont au cœur d'un essentiel ?

.../

La maladie remet tout à sa place. On prends conscience de sa vraie valeur et non de l'image que l'on se fait de soi . Cette donnée bouleverse tout le sens de la vie et spécialement les relations affectives souvent basées sur un je-ne-sais-quoi d’approximatif. La majorité d'entre nous ne se sont jamais posé la question pourquoi ils vivaient. Le savez vous ? Ne vous pressez pas de me répondre, je suis sûre que vous ne le savez pas. Une autre question se pose ensuite : Qu'est qui me retiens à la personne qui partage ma vie ? L'Amour ? Quand on est condamné à brève échéance, on se pose ce genre de question et bien d'autres encore. Par exemple: Avec qui ai-je envie de partager mes tout derniers instants ?Je veux dire : dans les bras de qui est-ce que j'accepterai de mourir ? On passe en revue chacun un par un et l'on n'hésite plus entre grand monde. Pour certains, c'est encore le père ou la mère ; pour les autres, ce sont les enfants. L'essentiel. Et parfois aussi la femme, ou le mari, parce que c'est la mère, ou le père, de ses enfants. C'est alors qu'on se rends compte que ce n'est pas avant tout que ce n'est pas parce que c'est le père, ou la mère, de ses enfants seulement.

...

extrait du Roman que je vous recommande

"Le premier et le dernier miracle."

Antoine FILISSIADIS Guy Trédianiel éditeur

http://www.editions-tredaniel.com/le-premier-et-le-dernier-miracle-p-3233.html

Toute ressemblance avce des personnages existants ou ayant existé n'est pas fortuite ... !

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constance 28/06/2014 10:20

qui meurt ?

Un système condamne parce qu'il nie que le corps est là parce qu'il y a une âme ...

Elena 28/06/2014 17:08

Je ne crois pas que l'on puisse trouver une réponse qui est du sens en la formulant ainsi (le pourquoi), je crois que je m'éloignerai de toutes réponses instinctives. Mais le problème c'est que l'instinct n'est plus tout à fait juste à cause de nos idées conditionnées et que lorsqu'il parle, nous ne l'écoutons pas.

J'aime pas les hôpitaux, je les fuis. Je ne conteste pas que ce sont des zones noires par ce que nous ne savons pas grand chose du vivant et nous n'apportons pas les réponses adéquates, un peu comme si l'on regardait à gauche quand il faut regarder à droite...De là à dire que ce sont les zones les plus noires...Je crois que ces dernières se trouvent dans notre cerveau et Thierry dirait qu'elle se trouve aussi dans l'intestin, le premier cerveau pour lui et pas que pour lui d'ailleurs, je penche du même avis sur la question, les travaux du Dr Vial sont parlants à ce sujet. D'ailleurs j'ai acheté le bouquin (que je n'ai pas lu).

En parlant d'intestins (car les miens sont souvent "bouchés) j'ai parlé avec celui qui a réparé mon instrument de musique à tampons et il m'a dit avec le plus grand sérieux qu'il était plombier !!! Lol, un déboucheur de tuyaux me suis-je dis ! Je trouve que ce rapprochement est plutôt marrant concernant les instestins. M'enfin, je lui confierai pas le débouchage de mes tuyaux, je veux dire de mes intestins. Pas besoin de spécialiste.

Bon assez bavardé là, bon courage Ned, ya plein de blabla dans tout ça ;)

Ned 28/06/2014 13:36

" La majorité d'entre nous ne se sont jamais posé la question pourquoi ils vivaient."
... et malheureusement beaucoup ont le temps de se poser la question : Pourquoi meurent-ils avec autant de souffrances dans leur corps ! Et ceux sous psychotropes qui torture leur "esprit" et y perdent leur Ame !
Les zones les plus noires de notre planète sont les hôpitaux ! ! !

Elena 21/06/2014 11:09

"L'Amour ? Quand on est condamné à brève échéance, on se pose ce genre de question et bien d'autres encore. Par exemple: Avec qui ai-je envie de partager mes tout derniers instants ?Je veux dire : dans les bras de qui est-ce que j'accepterai de mourir ?"

Le choix des bras est encore une idée, choisit-on les personnes et le moment de sa mort ? si c'est possible je veux bien savoir comment, Après tout, certains affirment que contrairement à ce que l'on croit généralement, l'être qui s'incarne choisit ses parents avant la naissance ..

.En admettant que le décès survienne la nuit quand tous dorment, le malade peut décider (en admettant qu'il décide) de partir pendant son propre sommeil. Et qui dit sommeil dit autre chose... repli de l'égo, apaisement de "l'enfant-moi" ?

Je crois que la maladie permet le détachement de la peur de mourir . Et la question qui vient est la suivante : faut-il être malade pour cet abandon ? "abandon" dans le sens positif du terme comme un désarmement volontaire d'où l'expression "baisser les armes" qui est une expression parlante dans le cas de la peur de la mort (maladie) où de la peur de la maladie (mort) et de toutes les formes qu'elle prend.

C'est un vaste sujet, j'y réponds de manière superficielle mais il mérite réflexion.

Pour en revenir au titre," l'image que l'on se fait de soi bouleverse tout le sens de la vie" et j'ajouterai, et tout le sens de la mort aussi. Le refus de mourir est un non sens qui fait l'existence un mensonge. Dans le mot "existence" il y a l'idée illusoire d'une durée qui n'est pas adéquate (logique).

Merci Ned, la nuit fait certainement (sans illusion) du bon boulot (enfin pas tout jour mal heureusement si l'on part de la nuit du progrès, ça peut être très long) la nuit c'est la mort qui travaille à son propre éclair cissement.

Ned 28/06/2014 16:43

Ou une voix qui t'é-cris ailleurs que dans le désert, c'est un vrai dessert !
Bises amicales chère ELENA.
Elle est. NA !

Elena 28/06/2014 16:32

C'est entendu, en relisant l'extrait proposé en lien et surtout en reconsidérant la position du malade ce que je n'avais pas bien vu ; celle du medecin journaliste qui me fait aussi penser à vous, Ned , je trouve que ce profil vous va bien... Bref, en reconsidérant tous les ingrédients du bouquin, il semblerait en effet qu'il vaille la peine d'être lu.

Autre chose, je note que vous adoptez soudainement le vouvoiement. Si c'est pour souligner une distance nécessaire, il semblerait que les distances sont pour l'esprit un concept, pas pour le corps. Et d'ailleurs, vous le savez bien, vous vous qui répondez le plus souvent au moment opportun, alors la distance que signifie-t-elle? Je ne vois que celle que la morale impose et que l'on "respecte" parfois par bêtises, parfois pour ne pas nuire aux autres qui bien sûr ne comprendraient pas, parfois un peu les deux. Souvent je me suis demandée pourquoi, je ne transgresserai pas toutes ces barrières de protection qui rendent la vie insipide...et maintenant que je le formule, une réponse apparaît, je ne sais si elle dit vraie. La transgression, c'est le sentiment de ceux qui vivent avec une morale intégrée et c'est sans doute à cause de cela que j'ai préféré (façon de parler) la lâcheté, et j'aimerai m'en affranchir définitivement mais cela comporte des risques, le risque de déplaire et de se retrouver encore plus seule, d'un certain point de vue, évidement.

"l'image que l'on se fait de soi même",

c'est certain, elle en prend un coup, avec les vieilles "blessures", la vieillesse qui commence, alors avec la maladie en plus, cela fait un magnifique portrait !
J'ai vu une femme ce matin sur le marché, une exposante, elle avait perdu ses cheveux sur le haut du crâne et ne cherchait pas à le cacher. J'ai pensé au cancer, elle avait un visage qui respire la vie et la santé pourtant...

Belle journée à vous Ned, merci pour vos réponses, c'est chouette une voix qui répond :)

Ned 21/06/2014 15:49

C'est pourquoi je me permets ( c'est pas souvent) de conseiller la lecture de ce Thriller qui remets en question beaucoup de croyances sur la Vie, et bien sur la Mort ( les morts devrais-je dire ). ... et les guérisons interdites ! ou impossibles ! ou pas à la bonne heure comme vous le suggérez Elena ... L'auteur, par l’intermédiaire de ses personnages à une approche assez juste de la médecine (!) de la maladie, et surtout de la souffrance du patient qui veux...
Quoi au fait ?
Guérir ?
Mais elle folle ! Vite filez lui 2 Valium... 3fois par jours en IV !