Vous vivrez plus longtemps ….
les patients hospitalisés pour un problème cardiaque sont plus nombreux à survivre lorsque les cardiologues sont partis en congrès et donc absents.
Fréquemment les médecins se rendent dans des congrès professionnels pour approfondir et mettre à jour leur savoir médical. Ces absences qui peuvent être nombreuses et multiples au sein d’un service hospitalier, pourraient avoir des conséquences du fait de la charge de travail abandonnée à quelques malchanceux contraints de s’occuper de tout le service en l’absence des autres médecins. On pouvait donc imaginer que ces absences auraient une répercussion négative sur le bien être des patients hospitalisés. Ce n’est en fait pas si simple.
Des scientifiques de la Harvard Medical School (Boston, Massachusetts) ont mené une étude rétrospective afin de déterminer quelles étaient les conséquences de l’absence des médecins. Ils ont repris les 30 000 derniers dossiers des patients hospitalisés pour infarctus, insuffisance cardiaque, ou arrêt cardiaque alors qu’aux mêmes dates avaient lieu un congrès important de cardiologie, et comparé la survie de ces patients avec celle de 79 000 patients hospitalisés pour les mêmes causes mais en dehors des dates de congrès de cardiologie (3 semaines avant ou après les congrès).
En dehors des dates de congrès, 24,8% des insuffisants cardiaques et 69,4% des arrêts cardiaques décédaient dans les 30 jours qui suivaient l’hospitalisation. En revanche, au cours des dates de congrès donc en l’absence des cardiologues, «seulement» 17.5% des insuffisants cardiaques et 59.1% des arrêt cardiaques décédaient dans les 30 jours suivant l’hospitalisation, un chiffre certes considérables mais significativement inférieurs (P < .001) : donc, lorsque les cardiologues sont en congrès, les patients meurent bien moins que lorsqu’ils sont présents et pratiquent les gestes qu’ils croient être les meilleurs.
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