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Juste une Bouillotte ? VIE et santé ?

Régime ? Dans la nourriture, ce qui est important, c’est ce qui...

21 Avril 2015, 09:14am

Publié par n' ED

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« Un aliment n’est un aliment que pour celui qui le mange ».

En dehors du mangeur, il n’y a pas d’aliments dans la nature.

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     Dans la nourriture, ce qui est important, c’est ce qui dans la nourriture fabrique la vie (身 shen) ; ce n’est pas la quantité ou la richesse de ce que je mange. C’est savoir prendre dans ce que je mange, ce qui donne la vie. C’est tout. J’ai appris cela. Manger comme on médite (沉思 chen si). Manger, c’est la méditation de tous les jours, la vraie. Il ne faut pas confondre les saveurs absentes et les saveurs du passé. Dans le camp, il faut imaginer ce qu’on ne connaît pas plutôt que se rappeler ce qu’on connaît et que l’on n’a pas

 

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Zheng Yu dit que je ne sais pas manger, que je mange la bouillie comme si c’était un plat ordinaire. Que je mange d’ailleurs n’importe quoi de la même manière comme si c’était la même chose. Et il me donne une leçon. Une leçon que je n’oublierai jamais. Quelque chose qui a un peu changé ma vie.

« Tu ne sais pas manger. Tu ne manges qu’avec la bouche. Tu ne sais manger que par la bouche. Pour toi, manger, c’est mettre dans la bouche. Je t’ai regardé. Tu fais tout en même temps. Regarder, sentir, manger. Tout en même temps. Comme çà tu ne peux pas te nourrir

 

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C’est cette idée que j’ai retrouvé développée par des médecins chinois lorsqu’ils me disaient qu’on ne peut pas imposer un régime alimentaire et encore moins un régime restrictif à base d’aliments interdits et d’aliments prescrits. C’est à chacun de construire sa nourriture en fonction de son tempérament, des moments et des ressentis. Tout au plus peut-on indiquer ce qui est « bon », relativement « bon » à un moment donné (celui de la consultation). Le docteur Chen de l’hôpital de médecine chinoise de Shenyang me disait : « la seule chose que l’on puisse faire pour aider un patient, c’est de l’aider à comprendre son tempérament, ce que dit le corps et à l’interpréter en terme d’alimentation ».

 

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extraits de la lecture de cette lettre extraordinaire dont ma fille vient de m'envoyer le lien.

prenez le temps de la lire en entier, lentement avec sagesse, en dégustant toute la nourriture du coeur qui s'y trouve.

Bon appétit.

http://zhongyi.hypotheses.org/72

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M
Hé bien Ned, tu as reçu un très beau cadeau de la part de ta fille ! <br /> <br /> Il y a une vingtaine d'années, j'étais entourée de personnes se définissant en tant qu'épicuriennes ... alors j'ai lu la lettre à Ménécée.. Epicure se contentait de galettes d'orge !<br /> j'ai trouvé le texte, alors cadeau : <br /> <br /> http://www.lexpress.fr/culture/livre/lettre-a-menecee-d-epicure_936184.html
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N
Par exemple :<br /> Et d'ailleurs, si nous considérons l'autosuffisance comme un grand bien, ce n'est pas afin de nous contenter de peu en toute occasion, mais pour nous contenter de peu si nous n'avons pas beaucoup, étant réellement convaincus que ceux qui ont le moins besoin de l'abondance sont ceux qui en jouissent le plus plaisamment et que, s'il est facile de se procurer tout ce qui est naturel, cela est difficile pour ce qui est sans fondement {: les saveurs simples apportent un plaisir égal à un régime riche, [131] quand sont retranchées toutes les sensations de douleur liées à un manque, et une galette d'orge accompagnée d'eau procure le plaisir suprême si l'on était en manque lorsqu'on l'a absorbée. Ainsi, l'accoutumance aux régimes simples, et non riches, est susceptible d'assurer la santé, rend l'homme résolu face aux occupations nécessaires à la vie, nous met dans de meilleures dispositions quand, par intervalles, nous tâtons des régimes riches, et nous prépare à ne pas craindre la fortune}.