La maladie fait partie de vos conditions de vie
La maladie fait partie de vos conditions de vie. Elle a un passé et un futur qui se perpétuent sans fin,
sauf si l'instant présent, qui a le pouvoir de racheter, est activé par votre présence consciente.
Comme vous le savez, derrière les diverses circonstances qui constituent vos conditions de vie – présentes dans le temps –, il y a quelque chose de plus profond, de plus essentiel :
votre vie, votre Être même dans l'éternel présent.
Comme il n'y a aucun problème dans le moment présent, il n'y a pas de maladie non plus.
Quand quelqu'un adopte une croyance vis-à-vis de votre état et vous colle ainsi une étiquette sur le dos, celle-ci amène l'état à s'installer pour de bon, lui donne du pouvoir et fait d'un déséquilibre temporaire une réalité apparemment immuable.
La croyance confère non seulement réalité et consistance à la maladie, mais aussi une continuité temporelle qu'elle n'avait pas auparavant.
En vous concentrant sur l'instant et en vous retenant de l'étiqueter mentalement, la maladie est réduite à un ou à plusieurs des facteurs suivants :
- la douleur physique,
- la faiblesse,
- l'inconfort ou l'invalidité.
C'est ce face à quoi vous lâchez prise maintenant, et non pas à l'idée de la maladie.
Permettez à la souffrance de vous ramener de force dans le « maintenant », dans un état d'intense et consciente présence. Utilisez-la pour arriver à l'éveil.
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On a toujours l'impression que les gens avaient le choix : c'est une illusion.
Tant et aussi longtemps que votre mental et son conditionnement gèrent votre vie, aussi longtemps que vous êtes votre mental, quel choix avez-vous ? Aucun. Vous n'êtes même pas là.
L'identification au mental est un état hautement dysfonctionnel. C'est une forme de démence. Presque tout le monde en souffre à des degrés variables.
Dès l'instant où vous prenez conscience de cela, il ne peut plus y avoir de ressentiment.
Comment pouvez-vous éprouver du ressentiment vis-à-vis de la maladie de quelqu'un ? La seule attitude possible est la compassion.
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- Q : Comment savoir que j’ai lâché prise ?
- R : Quand vous n'aurez plus besoin de poser cette question.
- par Eckart Tolle , tiré du livre Le pouvoir du Moment présent
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